Ce qui a changé dans ma vie depuis l’accident
Ma situation avant l’accident
Avant l’accident, j’étais autonome dans toutes les activités de la vie quotidienne. Je travaillais à temps plein, je conduisais chaque jour et je m’occupais seule de mes deux enfants en semaine. Je courais deux fois par semaine et nous faisions régulièrement des promenades en famille le week-end.
Les soins et l’évolution
Après l’accident, j’ai été opérée de la cheville puis immobilisée pendant six semaines. J’ai ensuite suivi des séances de kinésithérapie. Les premières semaines, j’avais besoin de mon conjoint pour me laver, m’habiller, préparer les repas et accompagner les enfants. J’ai repris le travail progressivement, d’abord à temps partiel thérapeutique.
Douleurs et déplacements
Je ressens encore une douleur à la cheville lorsque je marche plus de vingt minutes ou lorsque je reste debout longtemps. Elle gonfle en fin de journée. Je descends les escaliers lentement, en tenant la rampe, et je dois faire une pause lorsque je fais les courses.
Les conséquences dans ma journée
Je peux de nouveau conduire, mais les trajets de plus de trente minutes réveillent la douleur. Mon conjoint continue de prendre en charge les courses lourdes et une partie du ménage. Je dors moins bien les jours où la douleur est plus forte et j’appréhende encore de traverser certaines intersections en voiture.
Le travail et mon rôle auprès de mes proches
J’ai repris mon poste à temps plein, mais je dois alterner les positions assise et debout. Je termine certaines journées très fatiguée et je suis moins disponible le soir pour mes enfants. Je ne peux plus les accompagner à pied à leurs activités lorsque le trajet est long.
Les activités que je n’ai pas reprises
Je n’ai pas repris la course à pied, que je pratiquais deux fois par semaine. J’ai essayé de courir quelques minutes, mais la douleur et la peur de me blesser m’ont arrêtée. Les promenades en famille sont désormais plus courtes et je choisis des parcours sans dénivelé.
Victis MedicalMédecins-conseils au service des victimes