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Comprendre l’évaluation des préjudices

Les préjudices et leur évaluation

Qu’est-ce qu’un préjudice ?

En réparation du dommage corporel, le préjudice correspond aux conséquences du dommage corporel subies par la victime et pouvant faire l’objet d’une indemnisation.

Il ne faut pas confondre le dommage corporel et le préjudice. Le dommage corporel correspond à l’atteinte portée à la personne (blessure, maladie, séquelles, etc.), tandis que les préjudices sont les conséquences de cette atteinte dans les différents aspects de la vie de la victime. L’indemnisation ne porte pas sur le dommage corporel lui-même, mais sur les préjudices qu’il entraîne pour la victime.

Ces préjudices sont de nature très diverse. Ils peuvent être d’ordre personnel, familial, financier ou encore professionnel.

L’un des objectifs de l’expertise médicale est d’identifier et d’évaluer l’ensemble de ces préjudices afin qu’ils puissent être indemnisés dans le respect du principe de la réparation intégrale.

La plupart des préjudices indemnisables sont recensés au sein de la nomenclature Dintilhac, qui constitue aujourd’hui la référence en matière de réparation du dommage corporel.

Qu’est-ce que la nomenclature Dintilhac ?

La nomenclature Dintilhac recense et organise la plupart des postes de préjudice susceptibles d’être indemnisés en réparation du dommage corporel. Élaborée en 2005 sous la direction du magistrat Jean-Pierre Dintilhac, elle favorise une évaluation complète et harmonisée des préjudices.

Elle constitue aujourd’hui la référence utilisée par l’ensemble des acteurs de la réparation du dommage corporel : médecins, avocats, assureurs, juridictions et fonds d’indemnisation.

Elle recense une trentaine de postes de préjudice, classés selon différents critères afin de faciliter leur identification et leur évaluation.

Les préjudices de la victime directe sont classés selon deux critères :

• Leur nature :

  • Les préjudices patrimoniaux : ils correspondent aux conséquences financières du dommage corporel.
  • Les préjudices extrapatrimoniaux : ils correspondent aux conséquences personnelles du dommage corporel.

• Leur temporalité :

  • Les préjudices temporaires : ils correspondent aux préjudices subis entre la survenue du dommage et sa consolidation.
  • Les préjudices permanents : ils correspondent aux préjudices qui persistent après la consolidation du dommage.

La nomenclature Dintilhac prévoit également l’indemnisation des préjudices subis par les proches de la victime directe. On parle de préjudices par ricochet ou de préjudices des victimes indirectes. Il s’agit des préjudices que les proches subissent eux-mêmes en raison du dommage corporel de la victime directe.

Toutefois, cette nomenclature n’est pas exhaustive. Certains préjudices indemnisables, non expressément prévus en 2005, ont été progressivement reconnus par la jurisprudence.

La nomenclature Dintilhac ne constitue pas un barème d’indemnisation. Elle ne fixe pas le montant des indemnités. Son rôle est d’identifier et d’organiser les différents postes de préjudice afin qu’aucun poste ne soit oublié lors de l’expertise médicale puis de l’indemnisation.

Quels sont les différents postes de préjudice ?

Les postes de préjudice permettent d’indemniser l’ensemble des conséquences d’un dommage corporel. Chacun d’eux correspond à une conséquence particulière de ce dommage et fait l’objet d’une évaluation spécifique.

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Nature des préjudices
Nature des préjudicesEn cas de décès de la victime directeEn cas de survie de la victime directe